A propos du Hameau de Courances

Petite histoire du Moulin

Bien que les dépendances du Château de Courances aient été jusqu’à la Seconde Guerre Mondiale, le berceau d’une activité économique dynamique entre le Château et le village, il est important de rappeler que cette vie a connu une interruption de près d’un demi-siècle…

En effet, à la suite de l’exil en Suisse des propriétaires de l’époque, le domaine fut complètement abandonné entre 1830 et 1872. Cet abandon eu des conséquences désastreuses sur les bâtiments qui furent largement endommagés et nécessitèrent une importante campagne de restauration, d’aménagement et de nouvelles constructions menées par le Baron Samuel de Haber, qui recréera par la suite une vie économique autour de son château.

La Pompe, le Moulin et l’Atelier datent de la fin du XIXème siècle.

Il est fait mention d’un Moulin dans le Parc de Courances dès 1638 et sa présence est attestée sur deux plans, l’un datant de la fin du XIXème et le second de 1812. On ne peut attester que la roue du Moulin actuelle date de sa première mention en 1638, cependant on peut affirmer que sa position a toujours été la même. D’ailleurs, la rue qui y mène porte le nom de Rue du Moulin depuis plusieurs siècles.

Contrairement à de nombreux moulins de la région, celui-ci n’est pas installé directement sur la rivière Ecole. La roue est positionnée à cet emplacement car une source l’alimente directement.

On ne sait pas précisément à quelles fins était utilisé ce moulin avant la fin du XIXe siècle (moulin à blé, à chanvre, à bois ?).

Les plans du XVIIIe et du début du XIXe siècle attestent bien de la présence de bâtiments attenants à la roue du moulin. Toutefois, en comparaison avec les plans d’aujourd’hui, les bâtiments n’ont plus exactement le même emplacement. On peut penser qu’à la suite de la période d’abandon entre 1830 et 1872, les bâtiments ayant existé sont tombés en ruine et devenus inutilisables. Dans sa grande campagne de restauration, le baron Samuel de Haber a construit ou reconstruit la quasi-totalité des communs.

De la fin du XIXeme siècle à la seconde guerre mondiale, la roue de la cascade permettait d’actionner les roues du Moulin. Les vestiges de ces rouages sont visibles dans l’entresol de la maison ; les roues du moulin permettaient d’envoyer de l’eau à la Pompe, la Pompe redirigeait l’eau vers le château d’eau du potager (toujours existant) et l’eau du château d’eau ainsi stockée fournissait tous les besoins en eau du domaine et du château.

Le moulin hydraulique actionnait également le mécanisme de la scierie, anciennement située dans l’actuel Atelier.

Pendant et suite à la Seconde Guerre mondiale, le parc de Courances est marqué par des occupations successives (allemandes, américaines puis britanniques) et l’ensemble des dépendances s’en retrouve considérablement détérioré.

Suite à la révolution post-agricole et à l’évolution des modes de production et de consommation, les domaines comme celui de Courances n’ont peu à peu plus besoin de produire sur place pour vivre. Abandonnés, les bâtiments tombent en désuétude ; certains sont détruits, d’autres tels que les maisons de Pierres d’Histoire, sont un temps réinvestis en lieux de stockage. Dans les années 70 / 80, le système hydraulique de la Pompe devient électrique et la Roue du Moulin est stoppée.

Il faudra attendre 2016 pour que le Hameau renaisse de ses cendres, grâce à la volonté conjointe des propriétaires, la famille de Ganay – par l’intermédiaire de l’administrateur du domaine Patrick Deedes – et de Pierres d’Histoire.

Campagne de restauration

Au château de Courances, le parc, le château, la foulerie, ainsi que le mur d’enceinte sont classés aux Monuments Historiques. Bien que le reste des constructions du domaine n’y soient pas répertoriées, celles-ci sont en grande partie soumises aux règles régissant les Monuments Historiques en cas de lancement d’une campagne de travaux. Dans le cas de la rénovation du Hameau, l’architecte des Bâtiments de France exigea à juste titre que l’ensemble des bâtiments garde le caractère rural de sa fonction d’origine.

Le chantier de restauration dura dix-huit mois et mobilisa une petite dizaine de personnes. Manolo, le chef jardinier de Courances, connait Courances comme sa poche et devient au fur et à mesure le chef de chantier qui coordonne les artisans : un plombier, un électricien et un menuisier qui réalisa les huisseries, volets et escaliers, ainsi que quelques maçons et quatre autres personnes travaillant habituellement à l’entretien du parc de Courances.

En raison de la proximité des bâtiments avec l’eau, la plus grosse difficulté du chantier consista à assainir les fondations ; il fallut les reprendre en sous œuvre pour les renforcer et les protéger des assauts de l’eau. Ce travail de gros-œuvre impliqua notamment de bouger…la Pompe. On imagine sans peine, la difficulté à déplacer un système aussi imposant. Quant à la cour pavée en très mauvais état, celle-ci fut refaite entièrement, posée à l’ancienne sur son lit de sable légèrement chaulé.

Suite aux dommages survenus durant la Seconde Guerre mondiale, certaines parties de l’ensemble avaient été réparées au béton dans les années 70/80. Lorsque la restauration fût envisagée, il ne subsistait que très peu, voire aucun élément d’origine que l’on aurait pu réutiliser. Toutefois, il paraissait évident d’avoir recours à l’utilisation de matériaux de grande qualité, c’est pourquoi les murs furent travaillés à la chaux et les sols recouverts de tomettes anciennes. L’isolation a été réalisée avec du chanvre, une fibre végétale réputée pour ses propriétés perspirantes. Le parc naturel régional du Gatinais français, qui abrite le château de Courances, a mis en place une filière chanvre locale et encourage l’utilisation de ce matériau formidable.

Décorée avec élégance et sobriété, chacune de ces trois maisons possède une atmosphère et un charme bien particuliers. On y séjourne en famille ou entre amis, pour se détendre, respirer, faire une pause. Le Hameau de Courances séduit autant par son caractère paisible, autour de sa jolie cour pavée indépendante que par la beauté grandiose qui se cache derrière les petits jardins privés : LE Jardin japonais.  

Pour y séjourner

Ile-de-France

Le Moulin de Courances

Pour 3 personnes

A partir de 200 € par nuit

Ile-de-France

L'Atelier du Hameau de Courances

Pour 2 à 4 personnes

A partir de 230 € par nuit

Ile-de-France

La Pompe du Hameau de Courances

Pour 2 personnes

A partir de 165 € par nuit